LES CHAUVES-SOURIS HIBERNENT À VÉLIZY-VILLACOUBLAY

Chauve-souris Murin de Daubenton - Photo de Gilles San Martin.
Chauve-souris Murin de Daubenton - Photo de Gilles San Martin.

La forêt de Meudon* compte 7 espèces de chauve-souris dont plusieurs menacées à l’échelle régionale. Le Murin de Daubenton (Myotis daubentonii) est une espèce en danger inscrite sur la liste rouge régionale des chiroptères. Les chauves-souris sont utiles et fragiles

 

En Europe, toutes les chauves-souris sont insectivores. En une nuit, une chauve-souris peut consommer près de la moitié de son poids en insectes variés tels les moustiques et autres parasites pour l’homme, mais aussi des papillons de nuit. Les chauves-souris se comportent donc comme d’excellents insecticides naturels.

L’hibernation

En hiver, Lorsque la température extérieure diminue jusqu'à devenir fatale aux insectes, les chauves-souris ne peuvent plus se nourrir et entrent en léthargie.

Les chauves-souris hibernent soit isolément, soit en groupe, dans des cavités (grottes, ponts, souterrains, arbres creux, ...) qui présentent des caractéristiques d’humidité et de température propres à chaque espèce. Généralement ces sites d’hivernage ont comme caractéristiques d’être des milieux tamponnés qui leur garantissent une température positive (8 à 10° en moyenne) et une hygrométrie suffisamment importante pour éviter le dessèchement de leur membrane alaire.

 

La température de leur corps s’abaisse considérablement, et tous les mécanismes physiologiques sont extrêmement ralentis (rythmes cardiaque et respiratoire…). Elles sont alors très fragiles et tout dérangement peut leur être fatal, en raison de la dépense énergétique – non compensable – liée au réveil.

 

Des espèces menacées

En France, les chauves-souris sont toutes protégées par la loi du 17 avril 1981 relative à la protection de la nature (il est strictement interdit de les détruire). Mais les dérangements durant l’hiver, la disparition de leurs gîtes, l’utilisation intensive de pesticides, les transformations des paysages qui s’accompagnent d’une raréfaction de leurs proies, liés à un faible taux de renouvellement des populations (un seul jeune par femelle et par an) sont autant de facteurs compromettant leur survie. Le dernier arrêté ministériel assurant la protection des chauves-souris et des autres mammifères terrestres en France date du 23 avril 2007.

*La partie Vélizienne de la forêt de Meudon (1090 ha) représente 290 ha.

 

Source : Citoyen de la nature.

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