LE KÉTOUPA, L’ŒIL DE LA GENDARMERIE

Un équipage des forces aériennes de la Gendarmerie.
Un équipage des forces aériennes de la Gendarmerie.

Le Commandement des forces aériennes de la Gendarmerie nationale (CFAGN) est implanté au sein de la base aérienne 107 de Villacoublay. Les Forces Aériennes de la Gendarmerie (FAG), comptent entre 400 et 500 personnels et une cinquantaine d’hélicoptères, réparties en sept groupements opérationnels (un pour chaque zone de défense et de sécurité du territoire national) appuyées par le Groupement de Maintien en Conditions Opérationnelles (GMCO) d’Orléans-Bricy et le Groupement d’Instruction et de Sécurité des Vols (GISV) de Cazaux.

Les FAG et leurs équipages assurent des missions de sécurité publique (circulation routière, surveillance du trafic routier, transport, mission d'assistance en milieux spécialisés, etc…), des missions de police judiciaire (renseignement, enregistrement des opérations grâce aux caméras, suivi des malfaiteurs en fuite) et des missions d'intervention avec les unités spécialisés, dont le GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale).

EC 135 de la Gendarmerie.
EC 135 de la Gendarmerie.

En 2016, les Forces Aériennes de la Gendarmerie comprennent 55 hélicoptères : 14 « EC145 », 15 « EC135 » et 26 « Écureuil ». Pour certaines missions du Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) et du RAID de la Police nationale, l'action des FAG est complétée par une unité interarmes du Commandement des Opérations Spéciales : le Groupe Interarmées d'Hélicoptères ou GIH.

Sécurisation des axes routiers et événements

Les hélicoptères EC 135 ou 145, disponibles 7 jours/7 et 24 heures/24, parcourent le ciel de la région parisienne et du département de l’Eure, au-dessus des routes lors des départs en vacances, en surplomb des bois en cas de disparition inquiétante ou lors de chasse aux chauffards.  À plus de 200 km/h ou en vol stationnaire, l’engin est un véritable atout pour la répression mais également pour les secours. Un bijou de technologie que les gendarmes bichonnent et auquel ils ont donné un nom d’oiseau : le kétoupa (sorte d’hibou pêcheur).

L’hélicoptère de la gendarmerie, participe aux enquêtes, aux poursuites et aux interpellations de braqueurs en fuite, grâce à ses équipements ultramodernes, il est un appui déterminant pour les enquêteurs au sol. La camera Wescam filme, enregistre et retransmet en direct, au sol, les images filmées avec une remarquable définition. Les équipes « terrestres » peuvent ainsi procéder aux interpellations des véhicules ou des personnes en fuite.

Caméra wescam installée à l'avant de l'hélicoptère.
Caméra wescam installée à l'avant de l'hélicoptère.

Avec à sa caméra embarquée, le « kétoupa » permet également une surveillance dynamique du réseau routier de l’Île-de-France pour détecter les comportements à risques et les conduites dangereuses. « À l'aide d’une manette, on peut zoomer ou demander à la caméra de suivre automatiquement un objectif, quelle que soit la position ou la trajectoire de l'hélicoptère » explique le Colonel Emmanuel Sillon, commandant les Forces Aériennes de la Gendarmerie Nationale.

L’atout technologique : Une précision remarquable

« Cet énorme zoom permet de lire à 300 mètres d’altitude, une plaque d’immatriculation située à un kilomètre, d’identifier une personne à 2 km et un véhicule à 4 km » précise le Colonel Emmanuel Sillon. « On peut même voir si le conducteur porte sa ceinture ! » Nombres de personnes doivent ignorer qu’elles puissent être observées si précisément dans l’habitacle de leur véhicule…

Hélicoptère Airbus Helicopter EC-145 de la Section Aérienne de Villacoublay en vol au-dessus de Paris. © Brice Braastad
Hélicoptère Airbus Helicopter EC-145 de la Section Aérienne de Villacoublay en vol au-dessus de Paris. © Brice Braastad

L’EC 135 dispose, en outre, d’une caméra thermique qui permet aux gendarmes de voir aussi bien de jour comme de nuit. « La nuit, on passe en vision thermique, très utile pour la recherche de personnes. » L’hélicoptère possède aussi un puissant projecteur installé sur le patin gauche qui permet d’éclairer un terrain de football à une distance de 300 m. Le faisceau lumineux perce la nuit et éclaire la zone. « Il a un rôle très dissuasif », affirme le Colonel.

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